Rendez vous avec Eric Villemaine-Benchétrit des Cafés d’Eric !

Pour notre portrait d’adhérent du mois, rendez-vous avec Eric Villemaine-Benchétrit des Cafés d’Eric.

Comment êtes-vous venu au métier de torréfacteur ?

J’ai plutôt un parcours atypique. Issu d’une famille de commerçants, je suis un ancien sportif de haut niveau.

Titulaire d’une licence STAPS, j’ai donné des cours en école, collège et en association, mais je ne me voyais pas faire cela toute ma vie. Je voulais donner un nouveau tournant à ma carrière professionnelle.

En 2006, j’ai posé sur une feuille blanche tout ce que j’aimais et je me suis rendu compte que le café revenait souvent. Je suis parti à la rencontre de torréfacteurs sur Limoges et un peu partout en France. À chaque fois, je faisais le même constat : la plupart des torréfactions étaient anciennes, souvent transmises de père en fils. Il y avait davantage de fermetures que de créations d’établissement. C’est l’âge d’or de la capsule.

À cette époque, je m’intéresse de plus en plus au café, à la torréfaction. J’ai envie de modernité et d’aller à contre-courant des torréfacteurs de l’époque. Je m’intéresse au produit, j’étudie les variations chimiques liée à la torréfaction, ainsi qu’au différentes origines.

Ma rencontre avec Nicolas Bellangé, qui venait juste de créer Belco, m’a permis d’en apprendre davantage sur le café et m’a aidé dans mon parcours d’installation.

C’est en 2008 que les Cafés d’Eric sont nés, malgré un contexte compliqué (inflation sur le café, âge d’or de la capsule).
L’activité s’est ensuite progressivement développée. En 2016, la boutique a laissé place à une nouvelle structure de + 100 m² aux halles Chatelet, et nous envisageons maintenant l’ouverture d’une boutique supplémentaire à Chartres.

Sur quels torréfacteurs avez-vous travaillé ?

En 2008, j’ai commencé avec un Samiac 10 kgs électrique, puis je suis passé sur un Joper 15 kgs gaz avec logiciel de torréfaction.

Aujourd’hui, c’est un peu juste et je pense investir dans un Phoenix 25-30 kgs.

Mon coup de cœur reste le Samiac du début de l’aventure : on s’est supporté et il m’a permis de progresser et d’être arrivé là où je suis aujourd’hui.

Comment torréfiez-vous les cafés ?

Ma torréfaction dépend des origines, des extractions et des process.

Je m’adapte aussi à la demande de la clientèle car il faut être attentif aux envies des consommateurs : la nouvelle génération est passée d’une torréfaction très poussée à une torréfaction de plus en plus blonde.

Vos voyages en pays producteur ? Ce qu’ils vous ont apporté ?

J’ai eu la chance de visiter de nombreux pays : Cameroun, Éthiopie, Colombie, Nicaragua, Mexique, République Dominicaine et Cuba.

À chaque voyage, j’ai découvert le plaisir d’une origine.

Le pays que j’affectionne le plus est l’Éthiopie, le berceau du café.  Aujourd’hui, on arrive encore à y trouver des variétés sauvages.

Un souvenir café à nous partager ?

L’odeur de torréfaction quand j’avais une dizaine d’années. Une vraie gourmandise, ma Madeleine de Proust.

Si vous étiez une origine ?

L’Éthiopie

Si vous étiez un café ?

Moka D’Éthiopie BUNA BET : un café doux et floral avec une belle palette aromatique !

Si vous étiez une extraction ?

Avec le temps les extractions douces. La chemex est la méthode douce par excellence car elle propose un profil aromatique intéressant et éveille la curiosité des gens qui ne connaissent pas.

Si vous étiez un résultat en tasse ?

J’apporterai une grande clarté aromatique, alliant à la fois puissance et harmonie.

Si vous étiez une boisson café ?

Celle de mes débuts de sorties de jeune adulte : l’Irish Coffee de fin de soirée.

Si vous étiez une action green/ durable ?

Consommer de plus en plus de café en vrac et réutiliser le marc dans le terreau par exemple.

Les sacs sont réutilisés en début d’été pour les hamacs des scouts.